Location et expulsion : une question de liens sociaux ?

En 2013, selon l’INSEE (L’Institut national de la statistique et des études économiques), 50% des ménages originaires du Maghreb étaient locataires dans le secteur social contre 15% pour les ménages sans lien avec la migration

En 2013, selon l’INSEE (L’Institut national de la statistique et des études économiques), 50% des ménages originaires du Maghreb étaient locataires dans le secteur social contre 15% pour les ménages sans lien avec la migration

Dans les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) où les individus ont des relations sociales fortes, que se soit avec leur famille, amis ou voisins, il est plus long d’expulser un locataire que dans les autres pays.

Dans les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) où les individus ont des relations sociales fortes, que se soit avec leur famille, amis ou voisins, il est plus long d’expulser un locataire que dans les autres pays.

Louer un appartement n’est pas toujours chose facile. Entre la longue liste de pièces justificatives à fournir et la concurrence de la demande sur le marché locatif, trouver un toit devient souvent une affaire de réseau : il faut connaître la bonne personne. Cela aurait-il un lien avec les lourdes procédures juridiques encadrant l’expulsion des locataires qui ne payent pas leur loyer ? Les démarches d’expulsion sont longues et coûteuses en particulier dans les pays où les personnes ont des liens familiaux et amicaux importants, comme au Sud de l’Europe. Cette corrélation est analysée par Antoine Bonleu.

Par Aurore Basiuk

Aurore Basiuk

,
Antoine Bonleu

Antoine Bonleu